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 Ethan Matthew Fox | Exorciste

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Ethan M. Fox

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Age : 30
Messages : 7
Date d'inscription : 15/12/2009

MessageSujet: Ethan Matthew Fox | Exorciste   Mar 15 Déc - 11:40


« REQUIEM FOR A DREAM »

Show me how to lie
You're getting better all the time
And turning all against one
is an art thats hard to teach
Another clever word
sets off an unsuspecting herd
And as you step back into line
a mob jumps to their feet


Identité

    NOM • FOX
    PRÉNOM(S) • Ethan Matthews
    SURNOM(S) • Thanox est le surnom qu’il a reçu enfant de son meilleur ami, depuis il le garde fièrement, et sourit tristement à chaque fois que quelqu’un l’appelle par ce surnom.
    DATE DE NAISSANCE • 17 décembre
    AGE • 24 ans
    STATUT // OCCUPATION • Exorciste

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Ethan M. Fox

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MessageSujet: Re: Ethan Matthew Fox | Exorciste   Mar 15 Déc - 11:42


« EVIL MAY CRY »

Now dance, fucker, dance
man, he never had a chance
And no one even knew
It was really only you
And now you steal away
Take him out today
nice work you did


Biographie

    ANECDOTE IMPORTANTE •
    « On les appelaient les deux enfants de la nuit. Non pas qu’ils aient été conçus par une nuit glaciale et quelque peu fantastique comme leur légende le racontera plus tard, mais parce qu’ils n’étaient visible que la nuit et agissait comme les créatures qu’ils combattaient farouchement. Le frère et la soeur. Ils ne se ressemblait pas tellement. C’était un jeune homme mince et svelte, plutôt bien taillé et dont les muscles roulant sous la peau faisait fantasmer pas mal de jeunes filles, alors qu’elle était blonde, fine et menue, elle ressemblait à une poupée avec ses traits enfantins. S’il n’y avait eu leur complicité, leur manière d’être si proche l’un de l’autre, de se connaître aussi bien et leur taquinerie qui lorsqu’elle s’effaçait faisait place à une coalision effrayante pour leurs ennemis, on n’aurait jamais dit qu’ils étaient frère et soeur. On remis en doute leur lien de fraternité lorsqu’ils étaient trop proche, ne seraient-ils pas plutôt amant? Mais il était un fait établit qu’ils se considéraient l’un et l’autre comme un frère et une soeur et qu’ils agissaient ainsi en conséquence.

    La légende qui racontait leur faits d’arme n’était pas une légende, c’était des faits réels mais tellement étonnant de la part de simple humain qu’on les avaient exagérés pour les transformer en mythe. Pour les témoins de leurs actes héroïques, ils étaient la lueur d’espoir, des héros des temps moderne prêt à sauver le monde. Pourtant ça n’était pas ainsi qu’agissait le frère et la soeur, ils n’ont jamais voulu qu’on les considère comme des héros et ne se sont jamais donné de tel nom. Tout ce qu’ils ont fait, ils l’ont toujours considéré comme normal, et parfois ils avaient peur d’y perdre leur âme, parce que la limite entre le bien et le mal est toujours faible lorsqu’on plonge dans la violence la plus extrême. Jamais ils n’auraient pu imaginer que on les jugeraient comme des héros, eux qui s’imaginaient finir par ressembler à ceux qu’ils combattaient. Et d’un certain sens leur craintes n’étaient pas exagérés. La violence dont ils étaient capable était absolument effrayante, voilà pourquoi dans les récits racontant leurs actes de bravoure, on passe rapidement sur la violence de leurs actes.

    Il est difficile de parler de personne qui sont devenue une légende, difficile de faire la part du faux et du vrai. En vérité bien peu de personnes ne connaissait vraiment ces deux héros. Il faut dire qu’ils vivaient plutôt en solitaire. Elle s’appelait Katherine Milles Fox, elle avait quelque chose comme la vingtaine, mais elle paraissait tellement plus jeune. Lui, il s’appelait Julien Gregory Fox et il faisait facilement la trentaine bien qu’il soit plus jeune. Tous les deux vivaient dans un vieux manoir à moitié détruit dans la banlieue de New York, mais ils étaient trop souvent dans des squatts d’immeuble sur le point de tomber en ruine. Ils avaient peu d’amis, même très peu. Les autres chasseurs les connaissaient bien, ça c’est sûr, et ils étaient à la fois fasciné et méfiant. Leur vie n’a pas été aussi facile que le prétend leur légende. Ils n’avaient pas toujours de quoi se nourir, et pas toujours de quoi s’habiller. Le froid pourtant ne leur faisait pas peur. Je doute en vérité que quoique ce soit leur ai un jour fait peur.

    Leur légende pris ses racines dans leur attaque pourtant suicidaire à un nid de démon, oh ils n’étaient pas aussi nombreux qu’on le dit, mais ils étaient assez fort pour que les Fox ne s’en sortent pas. Ils s’y sont attaqués seuls, n’ont pas utilisé la ruse, ils ont foncés dans le tas. Sans leur armes, je pense qu’ils serait probablement mort, mais les armes ne font pas tout. J’en connais pas mal des chasseurs qui sont morts en pensant que leurs armes les sauveraient. Et puis le armes qu'utilisait Katherine n’étaient pas très puissantes et elle n’aimait pas les utiliser, je doute que c’est grâce à son magnum qu’elle s’en ai si bien sorti de cette attaque. Julien en revanche, utilisait ses armes à la perfection. Il avait la particularité de combattre aux armes blanches et à chaque fois il faisait mouche comme il le disais lui-même. Sa manière de les utiliser était effrayante et il en a massacrer plus d’un. Toujours est-ils qu’ils sont sortis de là vivants et les démons étaient tous morts.

    Durant près de trois ans, ils ont continués à semer des cadavres sur leur chemin. C’était pas toujours des démons, c’est vrai. Les humains qui leur cherchait des merdes ne sont plus là pour en parler. Quand à certaines personnes qui semblaient bien sous tout rapport, ils disparurent après que des rumeurs coururent à leur encontre, comme quoi ils seraient des agents du gouvernement. Les Fox ne laissaient jamais de témoin, mais en revanche, ils ne s’attaquaient jamais aux innocents, c’est sans doute ça qui a contribué à leur légende. Les survivants que laissaient les Fox derrière eux pensaient que le couple les avaient sauvés. Je doute que les Fox n’ai jamais eu l’intention de sauver qui que ce soit. Au fond, ce monde leur plaisait. Ils y avaient une place. Je crois pas qu’ils aient voulu un jour que ce monde change. En tout cas ils n’y ont pas contribués malgré leur états de faits, et leurs actes de bravoure.

    Tout à dérapé lorsque Kathy a rencontré Drancy. C’était pas un mauvais bougre, juste un utopiste. Julien se méfiait de ces gens là et je crois qu’il a eut bien raison. Mais Kathy en était folle. Elle était prête à tout abandonner, les combats, sa vie de nomade, et son frère pour épouser Drancy. Je sais pas trop ce qui s’est passé, et petit, je n’accuse personne, mais Drancy est mort. Le pauvre vieux a claqué. Je crois pas que ce soit à cause d’un démon. Si l’on en croit la gueule qu’il avait, c’était plutôt une saleté de maladie qui l'a tué. Mais Kathy, elle n’a pas aimé ça. Drancy était tout pour elle, vois-tu, elle aurait fait n’importe quoi pour lui. Sa légende, elle s’en moquait pas mal, sa vie de naguère lui semblait soudain illusoire. Et Drancy mort, elle s’est retrouvée seule, enceinte, et la douleur de sa perte manqua de la rendre folle. Heureusement Julien s’est occupé d’elle. Il a fait tout ce qu’il pouvait pour soulager sa douleur, mais je crois qu’il n’y avait rien à faire. Katherine ne pouvait cesser d’aimer Drancy, pas après ce qu’il s’était passé, pas après son destin funeste. Et le petit Ethan est né. »


      La fumée s’élevait dans les airs avec volupté, par petites nappes virevoltant avant de disparaître. Ses yeux bleus comme le ciel s’y accrochaient. Elle détaillait les formes que prenait la fumée. Laissant la cigarette se consumer entre ses doigts fins. La lumière faible d’une vieille lampe à pétrole éclairait la fumée avec un halo légèrement orangé. Dans l’obscurité qui entourait le plafond de la petite chambre, la jeune femme y cherchait la fumée qui s’y envolait avec douceur. Ses yeux se fermèrent doucement. Laissant la sensation de chaleur que dégageait cette main virile sur son dos l’envahir. Allongée à plat ventre, nue, sur le lit, elle ressemblait à un modèle de Ingres. Sa nudité n’était pas vulgaire sous cette lumière, avec la fumée de cigarette l’entourant, elle était belle à en mourir. Et cet homme qui la regardait avec autant d’amour qu’elle observait la fumée le savait parfaitement. Il ne savait encore pourquoi cette femme si belle, avec des formes si généreusement étalées sous ses yeux émerveillés, possédant un caractère tel un diamant non taillé pouvait avoir un jour posé son auguste regard sur lui. Délaissant la fumée et ses nappes si agréables à son regard, la jeune femme se tourna pour embrasser du regard cet homme nu et virile qui avait sa main négligemment posée sur ses fesses. Un sourire éblouie son visage qui semblait si nostalgique quelques instants auparavant. L’homme se leva doucement pour déposer un baiser sur son front encore tout humide de l’effort qu’elle avait fourni.

      - Je t’aime Katherine Fox.

      Souriant un peu plus la jeune femme rouvrit les yeux. Cet homme lui parlait de choses qui n’avaient jamais eut d’importance à ses yeux, parce qu’elle avait perdue sa foi en l’amour depuis longtemps. Et pourtant dans sa bouche, entre ces lèvres suaves qu’elle adorait embrasser, ils prenaient une importance primordiale. Jamais elle n’aurait cru sourire tendrement en entendant ces simples mots. Elle qui jurait que l’amour entre deux être n’existait pas, avait encore du mal à croire en ce nouveau bonheur. Bien sûr, Julien, lui, n’y croyait pas. Elle savait d’entrée de jeu que son frère ne comprendrait pas, qu’il serait sourd à ces sentiments qu’il feignait de ne pas voir, de ne pas ressentir, qu’il disait être de simples mots, une tromperie de l’être humain, une tromperie de plus. Mais ce regard que lui adressait cet homme, ce regard rempli d’amour, de tendresse, de passion, disait le contraire. Il démontrait que l’amour existait. Comment être aveugle au point de ne pas le comprendre ? Kathy ferma les yeux. A nouveau, ses lèvres entrèrent en contact avec celle de l’homme, à nouveau elle en sentit la douceur contre les siennes, à nouveau elle pu en éprouver le goût, à nouveau elle se perdit dans ce baiser comme elle s’était perdue dans les combats et la chasse. Cependant, il ne lui offrait pas l’horreur au quotidien, il ne lui tendait pas une victime offerte du bout de ses lèvres si suaves, non, c’était de l’amour sans concession qu’il lui offrait, sans rien exiger en retour.

      - Je t’aime Matthews Drancy.

      Rouvrant ses yeux, Katherine pu à loisir contempler le visage de son amant. Dès le premier regard qu’elle avait posé sur ce charmant visage aux traits fins malgré un menton autoritaire, et des muscles saillants sous sa chemise entre ouverte elle avait su qu’elle l’aimerait à la folie, qu’elle pourrait se perdre dans cet amour et elle avait eu peur. Lui n’avait pas dû avoir peur. Il pleuvait ce jour-là. Et la pluie n’eut plus le même goût alors. Les cheveux humides de Matthews tombaient sur son visage. Et les gouttes d’eau ruisselaient sur son visage. Elle avait eut peur. Oui, peur. Pourrait-elle vraiment aimer ? Ce sentiment lui semblait tellement lointain alors. Que ce soit la chasse ou son mode de vie, elle avait tellement perdu la foi en ces sentiments, l’amour, l’attachement, la confiance, le besoin de l’autre. Les hommes passaient dans sa vie sans s’y arrêter. Et Julien ne comptait pas. C’était son frère, il serait toujours là pour elle. Envisager quelque chose de sérieux avec un homme lui était alors impossible. Mais c’était sans compter sur la nature. Quelqu’un avait glissé en l’être humain un besoin d’amour, de se rapprocher d’un autre être, d’avoir envie de lui sans cesse, et d’avoir besoin de lui. Elle avait céder à ce besoin sans même s’en rendre compte. Et le bonheur s’était emparé d’elle.

      - Je veux avoir un enfant de toi.

      Un enfant, elle n’avait jamais songer à en avoir un. Ne croyant pas à l’amour, elle n’avait jamais été ne serait-ce qu’effleurée par l’idée d’avoir un enfant. Sa vie avait été toute tracée par la chasse. Les démons à tuer, toujours plus, cela n’avait de fin, et le pire c’est que ça lui plaisait. Elle avait aimé ces nuits sans fin passée à traquer un démon, elle avait aimé observer le lever du soleil en devant s’essuyer les yeux du sang d’un démon mêlé au sien sur son visage. Ne pas savoir de quoi demain serait fait était une facilité. Elle n’avait pas à se soucier de projet, à se culpabiliser de ne pas atteindre les buts qu’elle s’était fixé, chaque nuit était alors comme une nouvelle vie. Rien d’autre ne comptait hormis la chasse. Le nombre de démon tuer, un véritable tableau de chasse, c’était la seule trace de son passé, des jours précédents, le nombre. Mais à présent qu’elle avait Drancy, qu’elle était amoureuse, tout cela lui semblait si lointain. C’était comme si elle s’était éveillée à une nouvelle vie dans les bras de son tendre amant. Avoir un enfant. L’idée ne lui déplaisait pas. S’approchant de Matthews, elle lui offrit la plus douce des réponses, et leurs lèvres s’étreignirent une nouvelle fois dans l’intimité de cette chambre d’hôtel.


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Ethan M. Fox

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MessageSujet: Re: Ethan Matthew Fox | Exorciste   Mar 15 Déc - 11:43


« GONE BABY GONE »

see the lightning in your eyes
see em' running for their lives
slowly out of line
and drifting closer in your sights
So play it all, I’m wide awake
It’s a scene about me


    Cher Matthews,

    Sais-tu combien la vie sans toi est difficile ? Sais-tu seulement combien je te déteste de m’avoir aimer, de m’avoir redonner envie de vivre pour me laisser ? Depuis que tu n’es plus je ne sais même plus ce que c’est de vivre. Ne serais-ce pas la chose la plus difficile à faire sur cette Terre ? Vivre. Sans toi. Au début, j’ai cru que je n’y parviendrais pas. Chaque objet me rappelais ton visage, chaque son me rappelais ta voix, j’avais la sensation que tu étais derrière moi, que tu te cachais de moi, mais que tu étais là. S’en était plus terrible. Pas une seule de mes pensées n’étaient dirigées vers toi. Et mes larmes… elles coulaient comme des rivières hors de mes pauvres yeux fatigués. Et la douleur. Sais-tu combien c’est douloureux de perdre quelqu’un qu’on aime ? Sais-tu seulement combien c’est difficile de perdre la seule personne qu’on ai jamais aimé ? Tu m’as appris à aimer, tu m’as fait redécouvrir ce mot, et tu m’as laissés, avec la douleur et la peine pour cadeau. Un chagrin insurmontable et une souffrance insupportable. Plus rien n’a de goût, plus rien n’a d’importance. Et je te pleure en chaque instant.

    Je sais bien que cette lettre ne te ramèneras pas, pas plus que mes larmes ne t’ont fait revenir. Mais il faut que j’écrive. Je suis seule avec ma douleur. Julien n’avait pas compris que je puisse aimer. Il n’avait pas compris que je puisse être avec toi. Il n’avait pas compris. Comment aurait-il pu saisir la douleur qui m’emportait, qui s’écoulait dans mes veines avec tant de force, qui dévorait chaque parcelle de mon âme, qui piétinait avec horreur mon cœur ? J’étais seule pour affronter ma douleur. Notre enfant est là bien sûr. C’est un charmant petit garçon mais il ne peut comprendre. Lorsqu’il me voit pleurer, il prend ma main et pose sa charmante petite tête sur mes genoux. Il essaie de me réconforter, à sa manière, mais il ne sait pas, il sent seulement ma douleur, mon chagrin, sans en connaître la raison. Si seulement je savais comment te faire revenir à moi. Si seulement… notre enfant a besoin de toi, mon amour. Je n’y parviendrais pas sans toi. Sans toi je ne suis rien. Reviens-moi. Je t’en supplie.

    Tu ignore tout. Le chagrin a obscurcit mon esprit. Et même la naissance de Ethan n’a su me ramener à la vie. Sans toi, j’étais comme morte. Plus rien ne comptait. On aurait pu me tuer j’en aurais été heureuse. J’ai changé depuis que Ethan grandit, je resterais pour lui. Mais s’il n’avait été là, il y aurait longtemps déjà que je t’aurais rejoint, mon amour. Il me fallait toute mes forces pour continuer. Que dieu me pardonne, j’étais tellement aveugle après ton départ, tellement proche de la mort, mais si loin de toi, que je n’ai rien vu. Sur le moment je n’avais pas compris. Ses mots étaient si compliqués. Médecin. Opération. Tout s’obscurcissait dans mon esprit. Tout cela est de ta faute. Si tu ne m’avais pas laissé, j’aurais su quoi faire, je n’aurais pas laissé Julien faire, avec ses mots compliqués et ses regards appuyés, sa main sur mon bras et sa voix grave mais mélodieuse. A cause de toi, ils ont fait quelque chose à mon enfant, à notre enfant. Sais-tu seulement ce que c’est de ne pas savoir ? Sais-tu combien c’est douloureux ? Tu n’es plus. Et j’ignore ce qu’ils ont fait à mon enfant. Julien ne cesse pas de me rassurer, mais il ne me dit rien, il reste clos, ses lèvres bougent mais aucun son n’en sort. Je me sens si faible. Sans doute je ne mange pas assez, mais… si seulement tu étais là. Tu aurais dit non, tu m’aurais guidé.

    Mon amour, reviens-moi.
    Katherine Fox, New York, Etats-Unis d’Amérique


      Le petit garçon observait devant lui l’espèce de créature qui se tenait devant lui, c’était un homme mais il avait perdu tout aspect humain, sa peau était tanée et ses yeux devenus rouge. La créature s’agittait dans ses chaînes, grognait, c’était un son ignoble. Mais le petit garçon ne cilla pas. Il détaillait la créature en silence sans rien dire. Des bruits de pas se faisait entendre autour de lui, quelqu’un faisait les cent pas juste derrière le petit garçon. Mais ce dernier n’y prêtait pas attention. Le centre de son attention était la créature qu’il observait comme si sa vie en dépendait. La créature avait beau grogner et gémir d’une horrible manière, le petit garçon ne laissait rien percevoir de sa peur, s’il en ressentait.

      - C’est bien mon garçon. Etudie la, connais ses faiblesses, concentre-toi sur elle.

      Le petit garçon n’eut aucune réaction. Il était bien trop concentré. L’homme qui marchait derrière lui s’arrêta. Il était fier du petit Ethan. C’était pas la première fois que le garçon le surprenait par ses capacités d’analyse et son intelligence. Il ne doutait pas un instant que le petit garçon allait tuer cette créature. Ca n’était pas son premier entrainement. L’homme sourit. La relève était assuré avec un tel gamin. D’un signe de tête, il s’avança ayant pris sa décision et relâcha les chaînes de la créature qui se précipita aussitôt sur le petit garçon. Ce denier roula sur le côté pour éviter la charge et se releva à la vitesse de l’éclair. Il sortit une dague ciselée qu’il fit briller à la lumière. La créature se figea comme si elle devinait l’utilité de l’arme. Le petit garçon la fixa à son tour, se concentrant à nouveau. Puis il se mit tout d’un coup à courir comme pour prendre la fuite. La créature s’élança à sa poursuite. Profitant du manque de souplesse de la créature, le petit gaçron entama un demi tour sur lui-même et plongea son arme dans le flanc de la créature qu’il entendit pousser un hurlement de douleur. Il tourna l’arme dans l’abdomen de la créature, entendant de nouveaux hurlements, déchirant le silence. Puis il attendit que la créature s’écroule pour enlever son arme. Un sourire de victoire s’afficha sur ses lèvres. L’homme l’attendait les bras croisés.

      Une femme apparue, elle venait d’un coin obscur de la pièce. Son visage est creusé, blême et elle a de long cheveux blonds qui encadrent son visage, ses cheveux sont très fins. L’homme se tourne vers elle. Il lui sourit, et elle essaie de le lui rendre mais semble ne pas avoir assez de force.

      - Tu ne devrais pas être aussi dur avec lui. Ca n’est qu’un enfant.

      L’homme sourit fièrement en regardant l’enfant.

      - Et c’est le petit garçon le plus fort que je connaisse, Katherine.

      La femme secoua la tête. Son visage tout entier se mua en une expression de tristesse absolue. Sa main se porta à son visage comme pour en masquer les larmes sur le point de couler. Mais l'homme la connaissait. La brillance des yeux de la femme à cause des larmes qui les emplissaient ne lui échappait pas.

      - Tu sais pourquoi il est aussi fort? Tu le sais mais tu ne dis rien! Jamais rien! On dirais que tu ne ressens rien.

      S'effondrant, elle tomba à genoux secouée par ses sanglots. L'enfant se précipita vers elle et l'entoura de ses bras. Il l'aimait. Et chaque larme qui coulait sur le beau visage de la femme lui était d'une douleur infinie. Comme si chaque larme s'enfonçait en son coeur telle une lame blanche acérée. La femme entoura l'enfant de ses bras, nichant sa tête au creux de l'épaule de l'enfant. Seul ses yeux restaient apparent, et ils fusillaient l'homme du regard. Ce dernier, immobile, la mine défaite, ne savait pas quoi dire, quoi faire. Comment réagir. Ces larmes... il ne les avait pas voulu.

      - Kathy... je suis désolé.


    Extrait du journal intime de Ethan Matthews Fox

    Je ne sais pas si je leur en veux. Quelque part, oui, certainement. Ils étaient tous pour moi. Des parents, des amis, des confidents, ma seule famille et en même temps des professeurs exigeant. Julien a toujours été présent pour moi. Je sais pas si j’ai le droit de le haïr. Tout enfant, je l’adorais. C’était bien plus que de l’estime, le sentiment que je ressentais à son égard. Il était le soleil pour moi, un astre brillant, trop fort pour mes yeux d’enfant, mais aussi indéniablement magnifique. Je ne me lassais pas d’écouter ses histoires, comment il avait vaincu un puissant démon, comment il avait passé la plus belle des nuits dans les bras d’un autre homme, la manière dont ma mère était lorsqu’elle était une petite fille, leurs jeux d’enfants, heureux et naïfs. Tout en lui brillait de mille feux. Je n’avais que trois ans lorsqu’il me fit partager son entrainement quotidien. Mais j’avais adoré. Je me sentais si fort lorsqu’il était avec moi. J’avais l’impression que le monde pouvait s’effondrer autour de nous, peu m’importait, tant que j’étais avec lui, avec elle, nous formions une véritable famille. Lorsqu’elle est tombée malade tout s’est effondré autour de moi. Il est indéniable que la maladie de Kathy a touché aussi Julien. Comme il est inévitable qu’il en est souffert. Ce que je lui reproche c’est de l’avoir masqué comme il savait si bien masqué ses sentiment, lorsque ça n’allait pas personne ne pouvait le savoir avec lui. Mais c’était pas n’importe qui, c’était pas un simple mal passagé. On savait très bien tous les deux ce qui la rongeait. Et aucun de nous deux n’a versé une larme lorsqu’elle est partie. Aucun de nous deux.

    Lorsque j’étais tout petit, je me souviens très bien des moments que nous passions ensemble tous les trois. Je ne sais pas à quel moment elle est tombée malade, qui aurait pu croire qu’elle l’était? Elle me prenait si souvent dans ses bras qu’on pouvait se demander si elle ne craignait pas à tout instant de me perdre, et peut-être que c’était une crainte qui ne la quittait jamais. Nous étions tellement heureux tous les trois. Cette période m’apparait aujourd’hui comme bénie. Jusqu’à mes six ans, tout me paraissait tellement facile, à moins que ça ne soit une impression qui me soit resté. Julien était toujours présent. Jamais trop. Il était là. Et nous le savions, Kathy et moi. Pourtant il y avait toujours cette nécessité d’être ensemble, elle ne pouvait rester trop longtemps loin de moi et je ressentais ce même besoin comme vital. J’étais pourtant un petit garçon indépendant, toujours curieux, rien ne me rassasiais, j’avais besoin de savoir, toujours envie d’en savoir plus. Julien me raconta plus tard comment je pouvais faire preuve d’intelligence à un point qui l’étonnais toujours. Mes questions, comme peuvent en poser tous les enfants, étaient plus pointue qu’on aurait pu le soupçonner, et je semblais comprendre énormément de choses juste en observant. Julien adorait m’apprendre un tas de choses bien que Kathy n’ai jamais été tellement d’accord avec sa manière de m’éduquer, mais elle le laissait faire. Je crois qu’elle n’a jamais été jalouse de la relation privilégiée que nous avions, comme Julien ne s’est jamais montré jaloux ou méfiant à propos de cet amour presque filial qui existait entre Kathy et moi.

    Mais cette période n’a pas durer. Comme toute les bonnes choses en ce monde sinistre. Kathy est tombée malade. Julien savait peut-être ce qu’elle l’avait, mais il ne me l’a jamais dit. Cela aussi je le lui reproche. Et il le sais. Son état a rapidement été de pire en pire, elle perdait du poids à vu d’oeil, et son teint se raprochait de plus en plus de celui de la mort. Même un enfant pouvait le deviner. J’avais 7ans lorsqu’elle ne pouvait plus se lever tant elle manquait de force. Julien m’entrainait de plus en plus fort, il ne se limitait plus, comme s’il avait peur que Kathy parte et me laisse seul dans ce monde si dur pour un enfant seul comme il le disait lui-même. Je ne lui reproche pas cet entrainement martial. Je sais que c’est pour mon bien, et je sais aussi qu’il avait besoin d’être rassuré, de savoir que je serais fort, aussi fort qu’elle l’avait été par le passé. Plus elle allait mal, plus il me racontait des histoires de lorsqu’elle allait bien et plus je me sentais prisonnier, comme retenu par l’amour qu’il me portait, incapable d’agir pour la sauver. Julien essayait de me remonter le moral, mais il savait que j’avais compris. Un enfant aussi intelligent que je pouvais l’être savait que Kathy allait mourir, savait qu’il n’y avait rien qui puisse la sauver et savait qu’après sa mort il n’y aurait plus rien à sauver. Cette période fut la plus sombre de ma vie. Je me mis à le détester de ne pas montrer son chagrin, à le détester parce qu’il ne faisait rien pour la sauver, pour de mauvaises raisons.

    Après la mort de Kathy, qui remonte à trois ans à présent, Julien préférait rester seul. Moi qui lui en voulait tant, je quittais souvent le manoir où nous vivions pour aller à New York, dans le centre ville. Je me sentais comme un esprit opprimé depuis des années, qui avait besoin de s’ouvrir au monde, comme si l’on m’avais libéré de prison. L’horreur qui règnait autour de moi me paraissait belle parce qu’elle ne m’atteignait pas. Je pouvais rester des heures dans la rue sans manger ni boire, sans me soucier de quoi que ce soit, à observer ce mondre lutter contre les démons. Les autres humains dont je croisais la route me prenaient parfois en pitié, parfois ils s’attaquaient à moi, mais ça n’était rien en comparaison des démons. C’est à ce moment que j’ai compris l’inquiétude de Julien, pourquoi tous ces entrainements, mais je ne pouvais pas l’en remercier, parce que c’était devenu tellement normal pour moi. La vie dans la rue était devenue une nécessité. Je ne pouvais plus rester auprès de Julien. La mort de Kathy l’avait transformé... ça n’était plus l’homme que j’avais connu, que j’avais admiré. Finalement j’aurais préféré qu’il pleure, qu’il se mette à hurler, qu’il évacue sa colère et son chagrin, tout plutôt que ça. Son silence et son mutisme... Je me sentais si seul lorsque je revenais au manoir que j’ai finis par ne plus y revenir. Je me demande s’il y ai encore. Ca fait trois ans. Il est sans doute partit à présent.


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Ethan M. Fox

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MessageSujet: Re: Ethan Matthew Fox | Exorciste   Mar 15 Déc - 11:44


« LAST DAYS »

There’s something in your way
And now someone is gonna pay
And if you can’t get what you want
Well, it’s all because of me
You’re gonna go far, kid
With a thousand lies
And a good disguise
Hit em' right between the eyes
Hit em' right between the eyes
when you walk away,
nothing more to say.


    « Tu sais ce que je ressens lorsque j’entends parler de lui? J’ai peur et en même temps mon coeur bat à s’en rompre. Il avait à peine 12ans lorsqu’il a combattut les douze démons de Brooklyn. On peut dire ce que l’on veut mais ces démons étaient sacrément fort. Je sais ce que l’on dit derrière mon dos. Elle rêve encore à son beau prince qui viendra la sauver. Mais je m’en moque. Moi encore j’ai des rêves, moi je n’ai pas encore perdu mes illusions. Je sais qu’il existe que ça n’est pas une simple légende. Et tu sais pourquoi je le sais? Parce que je l’ai vu. Oh je sais, tu vas encore te moquer, te dire que j’affabule, que j’invente, mais c’est vrai. Ce type existe. Ca n’est qu’un gosse, oui, un gosse, et il est frêle comme tout, mais il sait ce qu’il fait lorsqu’il part combattre des démons, il sait ce qu’il fait lorsqu’il les renvoie en enfer. Je l’ai vu à l’action. Il y a des papiers qui volent partout, les objets se mettent à léviter, les miroirs et les vitres volent en morceau. Je sais pas ce qu’il raconte exactement, mais ça les effraie. Les démons, ils ne supportent pas ce qu’il raconte. Tu les verrais, on dirait qu’ils vont se mettre à chialer. Et puis tout d’un coup, ça retombe, les objets je veux dire, et c’est un silence... asourdissant. Il observe le démon comme s’il allait lui percer le corps de son regard. Ensuite, c’est très rapide. Il y a du sang, de la violence, beaucoup de violence, mais il est agile, tellement agile, et il arrive à éviter les coups tout en labourant le démon de coup. Il a une arme je crois. Mais en fait, je n’ai vu que l’éclat de la lame. »

    Les enfants jouent dans la rue. Le soleil dare de ses rayons d’une force insoupçonnable. Malgré la sueur qui coule sur leur front, les enfants continue à jouer. Ils ne sont pas nombreux et la rue leur appartient pour eux seul. Certains sont déjà de jeunes adultes à 13ans à peine alors que d’autres sont que des enfants. Mais tous semblent ignorer les ombres qui les guettent dans l'obscurité et ils continuent leur jeux, enfantins, et plein d’innocence. Il y a des cris d'allégresses, des rires qui éclatent. Les ombres de la nuit ne les atteignent pas. Les cris d’enfants, plein de joie et d’espoir attire les démons. Leurs parents ont peurs lorsqu'ils entendent les journaux à la radio. Mais comment interdire à un enfant de jouer, comment lui dire de ne pas crier, ne pas rire, c'est leur enfance et ils n'ont pas besoin de savoir. Et la rue leur appartient. C'est étrange que rien n'est réellement changer. Il y a toujours autant de monde dans les rues, même une fois la nuit tombée, à croire qu'à New York les démons ne sont pas présents. La présence des chasseurs est presque ressentie comme une gêne. Les enfants ne sont pas sûr que ces démons existent réellement. Ils ont entendus parlés de certaines choses, mais dans leur esprit d'enfant, ce ne sont que des contes, comme ceux qu'on leur raconte avant de s'endormir. Rien de réel, aucune menace.

    Appuyé sur un mur, un jeune garçon les surveille d’un air dur. Il a à peine 13ans, et n’est pas le plus vieux d’entre eux, mais son regard semble tellement plus âgé, comme s’il avait déjà vécu toute une vie. Ses bras sont musclé pour ceux d’un garçon de son âge. Ses cheveux sales s’emêlent et tombent devant ses yeux clairs. Il les regarde. Comme s’il les surveillait, comme s’il les protégeait. Mais il n’y a nul sentiment dans son regard. En tout cas aucune envie de participer au jeu. Il n’est pas trop vieux pour ça. En fait, il n’en a pas envie. Il n’en a jamais eu envie. Bien souvent, il les voit jouer, depuis cinq ans qu’il traine dans les rues, il les voit jouer mais ne les rejoint jamais. A dire vrai, il se sent supérieur à ces enfants, il n’aime pas leur innocence parce que pour lui c’est de la faiblesse, il n’a aucune envie de les rejoindre parce qu’il n’aime pas leur jeux, il n’a aucune envie de leur parler parce qu’il sait déjà que leur conversation va l’ennuyer. C’est un jeune garçon bien arrogant pour son âge.

    « On raconte un tas d’histoire à propos d’un adolescent qui combattrait les démons. Je sais pas si c’est vrai, je n’en ai pas beaucoup entendu qui avait quelque rapport avec la vérité. Ca n’est qu’un gosse comme tous les autres, qui brille et qui retombe dans l’anonymat. Dans le coin, ça discute pas mal dès qu’un chasseur se pointe, il faut dire que dans ce quartier il n’y en a pas beaucoup. Qui se soucie des gosses qui disparaissent, c’est certainement pas les chasseurs qui vont s’en préocupper. Ca non. Alors lorsqu’un gosse qui grandit dans ces rues, qu’on voit tous les jours, se met à tabasser des démons comme s’il s’y connaissait, et qui survit à tous ces combats, on peut pas s’empêcher de parler. C’est bien normal. Moi je l’ai pas vu à l’action le bonhomme. Je sais juste qu’il est du coin. Il va dormir à un endroit différent à chaque fois. Je sais pas ce qu’il fuit, mais c’est sûr qu’il n’aime pas rester à un endroit fixe. Et son regard, on dirait qu’il a vu le diable le pauvre. De si beaux grands yeux qui n’ont plus rien de curieux. Ses yeux sont fixes et lorsqu’ils se posent sur vous, ça vous en arracherait des hurlement de terreur. Un gosse ne devrait pas avoir un regard comme ça. Mais que voulez-vous c’est notre monde qui les façonne ainsi. On n’en parle jamais, personne ne croit aux démons. Mais ils sont là, parmi nous, et peut-être que ce monde serait meilleur si… Enfin, lui c’est pas ce qui le préocupe. Il s’en moque pas mal de changer le monde. Je crois qu’il passe son temps à fuir plutôt qu’à essayer de changer le monde. »

    L’endroit est sale et glauque. Il y a une forte odeur très désagréable qui y règne. Mais ça ne repousse pas le jeune garçon qui entre sans peur. Ses yeux clairs essayent de percer l’obscurité en vain. Le noir règne ici depuis presque toujours. Du moins c’est la sensation qu’il a. Curieusement, il ne connait pas la peur. Il en a trop vu pour avoir peur du noir, et il a trop vécu pour avoir peur de la mort. A vrai dire, si elle venait, il l’accepterait presque avec soulagement. La vie dans un monde aussi désolé n’est pas faite pour un enfant, ni pour un jeune garçon et certainement pas pour un adolescent seul et perdu sans personne à qui se confier, sans personne pour le protéger. Même s’il peut se défendre seul. Son arrogance aurait dû le perdre, mais il a trop bien été éduqué pour se laisser piégé de la sorte. On l’a elevé pour qu’il survive, mieux encore, pour qu’il devienne un de ces chasseurs de démons qui parcourent New York. Son savoir lui a permit de survivre jusque là. Alors pourquoi aurait-il peur du noir?

    Passé l’odeur, il y a des bruits, des gémissements. Des gens sont là, dans le noir. Ils connaissent la règle. Pas de cri, pas de rire. Mais pourquoi auraient-ils envie de rire? D’où tirairaient-ils la force de crier? Ici personne n’a envie de rire ni la force de crier. C’est un squatt comme il y en a tant dans la ville, mais celui-ci est sans doute le plus triste. Que viens y faire un jeune garçon de 13ans? Il s’est sans doute perdu dans les tréfonds de New York en essayant de fuir quelque chose ou quelqu’un. Le jeune garçon a déjà été ici. Il connait ces gens, sait ce qu’ils y font, sait qu’ils y meurent. Mais ça ne lui fait pas peur. Pas après ce qu’il a vu, pas après ce qu’il a vécu. La peur ne fait plus partit de son langage. Ni même les regrets ou les remords. Il ignore ce que c’est pour ne plus les avoir ressentit depuis très longtemps, s’il les a ressentit un jour. Ca n’est pas souvent qu’il vient ici. Il faut qu’il n’ai plus rien à faire, que ses longues journées se soient écoulées sans aucune action, sans aucun démon sur lequel se défouler, pour qu’il vienne ici.

    Ce qu’il cherche? Comme tous les autres, il cherche un moyen d’oublier. Il est jeune mais pas naïf. Déjà, il en croit plus en l’homme, déjà il sait que le combat est perdu d’avance. La mort, il l’a vu en face et plus d’une fois. A présent, il l’attends de pied ferme. Qu’elle vienne avec sa faux, il n’attends qu’elle. Le repos, enfin. Mais il n’y a pas le droit, n’est-ce pas? Pas lui. Il est trop jeune, il est trop fort, il a perdu cette innocence qui plait tant à la mort. Sa chair n’est plus aussi tendre. Alors en attendant, il vient ici. Même Lucifer ne viendrait pas ici. Ca n’est pas l’enfer ici, c’est bien pire. Mais il a besoin de cet endroit comme il besoin de ce qu’il vient y chercher. Ne parlez pas de dose, ça n’est plus le nom qu’on lui donne, pas plus celui de drogue. Il en prend pas toujours, on ne peut pas dire qu’il soit accro, de toute façon plus personne n’utilise ce terme. Mais de plus en plus ça devient une nécessité. Oublier. Encore.

      Extrait du journal intime de Ethan Matthews Fox

      Croire que je serais mieux sans Julien a sans doute été une grossière erreur. Je ne suis pas quelqu’un qui pense qu’on a besoin d’être entouré de gens qu’on aime. En fait je suis même plutôt quelqu’un de solitaire. La présence des autres m’insuporte. Ils m’ennuis avec leur problèmes qui me semble dérisoire, ils me lassent avec leur histoire qui me semble irréelle, leur mensonge sont comme une brûlure sur ma peau, car tout le monde ment et je le sais. Ce n’est pas de ma faute ou si parce que je ne fais rien pour changer ce trait de caractère mais il est vrai que je suis né ainsi. Un rien me lasse, et tout m’agace. Cependant Julien était quelqu’un que j’aimais, que j’appréciais et les gens qui ont mon estime sont si rare. Je ne sais si lui est mieux sans ma présence. Cela est vrai, j’aurais été horrible si j’étais resté, insupportable, je me sentais prisonnier de son amour mais m’en éloigné me rend horriblement malheureux comme me savoir loin doit lui être douloureux. J’ai été ignoble en partant ainsi sans donner de nouvelle, sans chercher à lui faire savoir que j’allais bien, que j’étais encore en vie. Mais quelque part je sais qu’il me sait en vie, il me connait trop bien, il m’a trop bien modeler à l’image qu’il voulait me donner. J’ai été son jouet, son modèle, la sculture qu’il a construit à travers ces années. Et cela ne me déplaisait pas jusqu’au décès de Kathy. Cependant cette période est à présent révolue et revenir en arrière m’est impossible.

      La solitude ne me pèse pas. Finalement les rues de New York sont pleine d’animation. Il y a toujours un démon à combattre, il y a toujours une bataille pour rester en vie, et c’est ça qui me plait et m’attire. Bien sûr que j’y perd un peu plus de mon âme, si jamais j’en ai possédé une. Je n’ai jamais été comme les autres, et je ne le serais jamais. La recherche d’un bonheur m’est impossible, la simple idée que le bonheur puisse exister m’est insupportable, et puis je sais que cela serait vain, car je ne croit pas en ce mensonge tout à fait humain. Courir après le danger est comme une seconde nature. Ca n’est pas que je n’accorde aucun prix à ma vie, mais c’est seulement que l’adrénaline a besoin de couler dans mes veines, c’est ainsi que je me sens vivant.

      Thanox. C’est la première fois de ma vie qu’on me donnait un surnom. Thanox. Un surnom étrange d’ailleurs, mélange de mon prénom et de mon nom. Je ne sais pas où il a été le chercher. Peu m’importe. Quelqu’un m’a donné ce surnom il y a deux mois et depuis je ne sais ce qui m’arrive. L’amour entre deux hommes peut-il exister? Bien sûr, Julien m’en a donné tellement d’exemple. A l’époque je croyais qu’il ne les aimait pas, ils n’étaient que de passage, toujours différents, jamais le même, mais à présent je crois comprendre. Il ne pouvait leur offrir ce qu’ils attendaient. De toute façon s’attacher à quelqu’un dans un tel monde devait lui sembler impossible. Et puis il m’avait moi, il avait aussi eut Kathy. Julien n’avait pas besoin d’un autre être à aimer. Mais je ne suis pas comme lui. Peut-être ais-je été un monstre avec lui, je l’ai détesté et je le sais à présent, pour de mauvaises raisons. Je ne méritais pas son amour. Oui, j’ai été absolument monstrueux et le pire c’est que je ne regrette rien. Sans lui je me sens vivre. Et puis il ne m’a jamais donné de surnom.

      C’est si étrange comme je me perd dans son regard. Lorsqu’il est avec moi je me crois immortel et j’ai la sensation que le monde est meilleur, que tout va mieux, que plus jamais je ne me sentirais seul, que plus jamais je ne serais rempli de colère. C’est étrange quand même que je ressentes tout cela. Je me croyais incapable d’aimer. Serais-ce possible alors? Lorsqu’il me touche, je frissonne de plaisir. Et ses baisers sont si doux. Rien ne me paraît avoir de goût après que j’eu connu celui de sa bouche, la douceur de ses lèvres, le poignard sanglant de sa langue pénétrant ma bouche. Il dit qu’il sera toujours là avec moi. Et moi je doute, je crains le pire, et à présent, moi qui n’ai jamais connu la peur, je tremble à l’idée qu’il lui arrive quelque chose. J’ai peur d’être amoureux, j’ai peur de le blesser, j’ai peur qu’il cesse un jour de m’aimer. C’est si étrange. Je croyais que ce genre d’amour n’appartenait qu’aux autres. Serais-ce possible alors? Et lorsqu’il me caresse, alors le monde cesse de tourner, et mon coeur manque d’exploser. J’aime sentir sa peau contre la mienne. Il est mien. Totalement mien. Ses silences me rendre peureux et en même temps j’ai l’impression d’entendre son coeur battre, juste à côté du mien.

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Ethan M. Fox

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MessageSujet: Re: Ethan Matthew Fox | Exorciste   Mar 15 Déc - 11:44


« BLACK & WHITE »

Show me how to lie
You're getting better all the time
And turning all against one
is an art thats hard to teach
Another clever word
sets off an unsuspecting herd
And as you step back into line
a mob jumps to their feet
Now dance, fucker, dance
man, he never had a chance


    « La solitude est un poids lourd à porter lorsqu’on ne l’a pas choisie. On est alors rempli de regret et sans cesse tourné vers le passé, on a une boule à la gorge à chaque fois qu’on songe à tout ce qu’on a raté. Vivre dans le regret est une douleur de tout les jours, mais lorsqu’on est seul et tourné vers le passé, il n’y a aucun moyen d’échapper au regret, il faut juste apprendre à vivre avec. C’est sûrement l’une des choses les plus difficiles au monde, parce qu’on ne s’y habitue jamais, parce qu’on a la sensation que les autres sont plus heureux qu’on ne pourra jamais l’être, parce qu’on finit par croire que le bonheur est un sentiment qu’on ne retrouvera plus jamais. Les êtres qui sont seuls, qui subissent cette solitude, ont tendance à devenir si froid que revenir vers les autres leur paraît impossible. Ils finissent par haïr les autres parce qu’ils ne sont pas seuls, parce qu’ils sont heureux, parce qu’ils sont présent. »

    La pluie battait la ville de Chicago avec force, les rues ruisselaient littéralement alors que chaque goutte d’eau semblait s’approprié une musicalité douteuse en tombant sur les bâtiments en ruine. Il n’y avait rien de plus triste que Chicago sous la pluie avec son architecture si spéciale épousant les rayons du soleil, mais en temps de pluie, on aurait dit l'abîme d'un enfer. Cela faisait plus de vingt ans à présent que le monde sans démons qu’ont put connaître nos ancêtres était mort, pour devenir qu’un immense et vaste receptacle à la peur a plus basique qui soit, à la paranoïa, à la haine et à la colère. La pluie ne lavait pas la honte ni la rancoeur, elle faisait seulement qu’ajouter une note triste à cette histoire. Celle d’une humanité malade qui refusait à son médecin de la soigner. Pourquoi les humains se méfiait tant des chasseurs, n'étaient-ce pas eux qui étaient censé les sauver? . Parmi les humains que croisait le chasseur, il y avaient ces âmes en peine qui avait tout perdu, dont la mort semblait qu’une heureuse issue. Famille, ami, proche, compagnon, ils disparaissent tous un à un. Et le plus dur était sans doute de survivre. Leur surivre. Voir le mondre continuer à s’autodétruire un peu plus chaque jour. Et eux s’en approrprié chaque parcelle chaque nuit. Eux c’était les démons.

    Parcourant la ville, ils étaient là depuis le début mais ce sont les humains qui leur ont ouvert les portes, ignorant l’origine de leurs malheurs, ils se sont bientôt transformer en victime. Chaque nuit les démons prenaient un peu plus possession de la ville. Seuls les chasseurs y font face, ils ne sont pas nombreux et leur nombre diminue chaque nuit, chaque jour, la méfiance, la souffrance, la paranoïa, un mal qui les ronge est celui qui les sépare un peu plus chaque jour des pactisants et qui ouvre la porte de leur maison aux démons. L’un d’entre eux était justement en train de marcher sous cette pluie, ses cheveux dégoulinant retombant devant ses yeux, ces derniers fixant le vide devant lui, fixant les rues vides et remplies de cette pluie qui n’arrangeait rien, qui ne lavait rien, qui faisait juste que tomber, s’égoûter le long des ruines et des survivants. La vie à Chicago en ces temps durs n’était pas fait pour ces gosses qui n’étaient pas préparés à affronter des choses aussi affreuses que les démons, un monde qui s’autodétruit un peu plus chaque jour. Ce jeune chasseur avait tout d’un de ces gosses que le monde broyait chaque jour, il était jeune, seul, et affrontait bien trop de choses pour son jeune âge, il n’était pas préparé à affronter ce monde, mais pourtant il y parvenait parfaitement bien. Oh bien sûr, il n’était pas des plus heureux. La solitude devenait chaque jour un poids plus pesant, la perte de ceux qu’il aimait devenait un fardeau plus lourd chaque jour, mais il surmontait cette douleur en l’ignorant, en se perdant dans des plaisirs oisifs, dans des chasses interminables, et par un goût du risque qui le ferait très probablement mourir jeune.

    La ville, il la connaissait par coeur, il était né ici, avait grandit ici, chaque recoin il le connaissait, chaque nuit la chasse le poussait un peu plus loin dans l’obscurité de la ville, dans ses recoins les plus secrets et les plus noirs. Ses pas étaient égaux, frappant le sol avec force, la pluie éclaboussant ses chaussures qu’il avait trouvé sur un cadavre. La manière dont il marchait démontrait une volonté dont peu de gens en ce monde sont capable. Le long de son bras tendu, une arme, un browning, armé évidement. Manipuler les armes blanches et les arts martiaux à la perfection ne servait pas à grand chose face à une bande de démons enragés. Et le chasseur le savait. Sa survie, il la devait à son intelligence froide, à son manque de désir tout à fait humain d’exploité ses talents, et à son don d’adaptation. La pluie ne le dérangeait pas, pas plus que le froid, il avait une idée derrière la tête et comme toujours dans ces cas là, le reste lui importait peu. La chasse le guidait, il avait ça dans le sang, on le lui avait mis dans la tête que buter des démons était cool, à moins que ça ne soit une idée qu’il se soit mis tout seul dans la tête à force d’entendre les récits des actes héroïques de Julien et Kathy, à force de rester enfermer dans le manoir sans bouger. Tout ce qu’il savait c’était qu’il en avait besoin, c’était plus fort que lui, tout comme ce besoin de prendre de la drogue, son besoin d’être seul, totalement seul.

    Un bras musclé frappa le visage du jeune homme qui recula sous le choc. Il passa son bras sur son visage, nettoyant le sang sur son visage. Le démon sortit de l’ombre. Lorsque son bras se retira, un sourire mauvais assombris le visage du chasseur qui braqua le démon et tira sans l’ombre d’un avertissement. Le sourire mauvais s’agrandit devenant un sourire de victoire, et s’approcha du démon, il tira une nouvelle fois histoire de cloué le démon au sol. Sortant un chapelet ainsi qu’une bible, le chasseur commença à réciter un passage de la bible en latin, puis il ferma la bible et la rangea, son sourire toujours présent, et il continua sa litanie jusqu’à ce que le démon se torde de douleur. Le chasseur y connaissait son affaire. Le démon mourut avant que le chasseur n’eut terminé. Le sourire disparu de son visage lorsqu’il traina le corps dans une ruelle obscure. Puis il sortit dans la rue et s’en alluma une. Il tira une longue bouffée comme s’il en avait besoin pour oublier ce qu’il venait de faire.

      Extrait du journal intime de Ethan Matthews Fox

      Je ne sais pas depuis combien de temps je ne me suis pas sentit heureux. Est-ce qu’il est necessaire de ressentir ce genre de choses? Comment savoir si lorsque je sens ce souffle au coeur après avoir abattut un démon ça n’est pas du bonheur. Est-ce que je dois chercher sa définition dans la manière dont les autres l’utilise? Je ne sais pas. Ca me paraît tellement absurde de chercher le bonheur dans ce monde. Nous ne sommes pas fait pour être heureux. Croire qu’on peut l’être est illusoire. Et je ne peux me permettre de vivre dans l’illusion. Ca pourrait me coûter la vie si je ne me méfis pas. De toute manière je n’y ai jamais cru au bonheur. L’homme n’est pas fait pour être heureux. Il ne peut pas l’être. Pas dans ce monde. On ne peut pas y trouver une quelconque source de bonheur et il faut être idiot pour y croire une seconde. Je les ai vus mourir, crever la gueule ouverte, ceux qui y croyaient. Ils y ont crus jusqu’au bout. Et leur souffle s’est coupé plein d’espoir d’une vie meilleure. Je trouve ça complètement idiot.

      La mort fait partit intégrante de notre vie, pourquoi s’en méfier. Je sais que je suis probablement l’homme le plus triste de Chicago à ma manière de penser, à ne jamais croire en un bonheur possible, à espérer la mort comme un soulagement, mais je ne me vois pas comme un homme malheureux. J’ai la chasse, j’ai ces petits plaisirs, avec des filles que je croise, et puis il y a ces petits plus. La drogue n’est pas une necessité, bien que je conçois parfaitement que ça le soit pour certain, ce monde n’est plus pour eux, et c’est le seul moyen de l’accepter. Les filles ne sont pas tout à mes yeux, elles ne sont que de la chair, que de la douceur, que de la violence, et du plaisir, le tout mélangé, un moment d’extase qui me redonne des forces. La chasse en revanche, est tout à mes yeux. J’y ai consacré ma vie... je crois que je suis né avec ça dans le sang. Julien me l’accorderait facilement.

      Je ne l’ai pas revu, lui non plus. Julien ne me manque pas. Il appartient à un moment de ma vie qui est définitivement clos. Retourner en arrière m’est impossible. De toute manière je doute qu’il soit encore vivant, qu’il soit encore au manoir. Julien ne peut pas survivre dans ce monde sans Kathy. Je l’ai su lorsqu’elle est morte, c’était dans ses yeux. Le remord ne me saisit pas lorsque je songe à lui. Personne n’aurait pu l’aider à surmonter la mort de Kathy et surtout pas moi. Je ne suis qu’un lâche s’il n’en plaise à Dieu, je n’ai pas la force de trouver moi-même un quelconque bonheur, alors encore moins d’aider les autres. J’ai connu Julien lorsque tout allait bien et je me souviens parfaitement de la force de la nature qu’il était, de son caractère si versatile et pourtant qui parvenait toujours à se rendre adorable et intelligent aux yeux de tous, impossible de lui en vouloir, même lorsqu’il vous faisait un coup en douce. La mort de Kathy avait tout changé, ça n’était plus le même homme, et je n’avais pas cette force en moi. Fuir était la seule chose à faire.

      Quoi qu’il en soit, Julien ne me manque pas. J’ai accepté le fait qu’il ne fasse plus partit de ma vie, comme j’ai dû accepter la mort de Kathy. La chasse m’a aidé c’est vrai. Mais la chose qui m’a parut le plus cruel ça a été la mort de mon amant. Comment utiliser un autre mot? Je l’aimais. Ca n’était pas un chasseur et je crois qu’il aurait aimé que je ne sois plus à courir après les démons, la peur le guidait, c’est vrai, la crainte de me perdre. Mais moi, j’aurais voulu le mettre dans une bulle. Sa mort a été la chose la plus dure à accepter. Le pire c’est que je n’ai pas pu être là, je n’ai pas su ce qui l’a tué, je l’ai juste vu mourir dans mes bras, agonisant. La mort fait partit de ma vie, je l’accepte comme telle, mais lorsqu’elle touche d’aussi près, c’est toujours difficile. Mon coeur s’est fendu en deux et jamais plus je ne pourrais l’accepter, accepter d’aimer et de s’ouvrir à nouveau.

      Fuir, encore et toujours, c'est ce que je fais de mieux. Après avoir fuit le manoir, fuit Julien et son absence, fuit le vide laissé par Kathy, je me suis à nouveau fait la malle. Cette fois-ci j'ai quitté New York. Pourquoi Chicago, pourquoi cette ville en particulier, alors que tant d'autres souffre autant de la présence des démons, alors qu'elle ne m'offrira rien d'autre que des combats dans des nuits sans fin? Peut-être à cause d'une lettre que j'ai retrouvé... un scientifique qui avait envoyé une lettre à Julien. Je l'ai jeté après l'avoir lu, et cela date d'il y a des années. Je n'étais qu'un gosse à l'époque. Mais je me suis fait une promesse ce jour là. Si j'en avais la possibilité j'irais à Chicago, pour comprendre. La lettre parlait d'une opération, de don, et cela me concernait. Est-ce que c'est dans cette ville qu'on m'a donné ces étranges pouvoirs? Y trouverais-je une raison, une explication? J'en doute fort. Mais je suis venu ici, parce que j'avais un but. C'est la seule chose qui me fait tenir. Un but. Même un aussi léger.

      Il n’y a que dans ses lignes, dans ce carnet tout tordu et tout sale, que je peux dire ce qui me rend parfois songueur. J’ai l’impression parfois que je suis un autre lorsque j’écris dans mon journal. Comment je peux arriver à me montrer aussi tendre, aussi nostalgique, moi qui ne vit que l’instant présent, comment puis-je laisser ainsi paraître des émotions que je croyais refoulées et disparues depuis longtemps. C’est comme si il y avait deux personnes, celle qui surmonte tout, qui peut affronter des dizaines de démons, qui peut survivre à la mort de tous ceux qui l’entoure et celui qui pleure sur ce qu’il a perdu, qui espère encore un bonheur futile et impossible. Mais ce dernier n’existe qu’à travers ces pages.

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Ethan M. Fox

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MessageSujet: Re: Ethan Matthew Fox | Exorciste   Mar 15 Déc - 11:46


« SILENCE HILL »

And no one even knew
It was really only you
And now you steal away
Take him out today
nice work you did
You’re gonna go far, kid
With a thousand lies
And a good disguise
Hit em' right between the eyes
Hit em' right between the eyes
when you walk away,
nothing more to say.


      Ethan joue avec son zippo, l’ouvrant et le refermant inlassablement. Le clic était plaisant à son oreille, comme un rythme qu’il mettait en place. Cela le faisait penser à la musique tribale. Il devrait faire un voyage en Afrique. Il aurait souhaiter que son enfance se déroule différemment, qu’il soit élevé par une tribu, appartienne à un clan, une immense famille. Peut-être qu’il n’aurait pas suivit le même chemin, peut-être qu’il aurait accepté cette famille et peut-être que sa vie aurait été différente. Il n’y aurait pas eu de sang, pas de démon à renvoyer en enfer. Il n’aurait pas cru en l’existence de l’enfer, il aurait cru au monde des esprits. Un monde bienheureux en comparaison de l’enfer. Qu’il aurait été plaisant de participer aux rituels de la tribu, de prier les esprits de l’aider, de l’accompagner. Le vaudou aurait été une magie douce, spirituelle et non un simple outils dans un travail fait de combat, de sang et de victime mourant dans ses bras, retrouvant alors toute leur humanité. Il détestait ça. Ne pas pouvoir les sauver. Ce monde foutait le camp. Il y avait de la misère partout, quelque soit l’endroit où il portait son regard. Des salauds et des victimes. Un monde en ruine où il avait l’impression de tenter de nettoyer en vain les taches de sang du cataclysme.

      - Ethan Matthews Fox… tes parents étaient des gens bien.
      - C’est ce qu’on raconte.
      - Ne joue pas à ça avec moi, Fox. Tu es un exorciste, comme eux. Mais tu n’es pas obligé de jouer aux justicier. Jouer cavalier seul t’a mener à l’alcoolisme, les filles faciles et la misère. Tu es seul Fox, comme ta mère l’était en mourant, comme ton oncle l’était. Mais tu peux choisir d’avoir une famille.
      - Aimante et tout le tintouin ? Non merci. On me l’a déjà proposé et j’ai déjà dit non. Putain, vous dites tous la même chose.
      - Tu n’es qu’un justicier. Et les justicier tombent. On peut les écraser, les tuer. Mais l’Eglise ? L’église est une légende, une menace réelle pour les démons, et une famille pour les exorcistes.
      - Je ne crois pas que Dieu soit si sympathique que ça, vois-tu. Il vous a laissé tombé, vous comme moi. Au final, tu mourras seul padre. Seul. Et personne ne viendra te sauver.
      - Et toi tu es un imbécile !

      C’est marrant la vie, on vous dit que vous serez entouré, bercer, on vous dit que votre avenir sera brillant et lumineux, et qu’à votre mort vous rejoindrez le ciel. Mais au final on est seul. Tout seul. On vit seul, on meurt seul. S’il y a un Paradis après, j’en sais foutrement rien. Depuis que j’ai quitté le nid familial, je me consacre à vous protéger tous autant que vous êtes. Que vous finissiez au Paradis ou en Enfer, je m’en fous. Je veux vous savoir vivant, ignorant et sauf. Bénissez votre ignorance pauvre fous, car il n’y a nulle lumière, nul chant grégorien. L’enfer rampe parmi vous et vous êtes incapable de vous en rendre compte. Lorsque vous avez peur, dans le noir, des ombres qui rodent vous priez le ciel. Vous allez à l’Eglise et vous lui faites confiance. Moi pas. Je sais qu’on est seul. Je sais ce qui se loge dans l’obscurité, ce qui veut vous entrainer dans le noir, et je sais comment les tuer. Alors je continue tant bien que mal.


    POUVOIRS • Aucuns.

    PARTICULARITÉS •
    — Ethan était un gros fumeur, au moins quatre paquet par jour, avant qu'un avis médical le mettant en garde contre une tumeur pouvant se transformé très vite en cancert des poumons ne lui enlève toute envie. Mais c'était il y a 3 ans. Depuis, il a repris la cigarette mais modérément.
    — Question musicale, l'exorciste écoute un peu de tout. Bon c'est vrai qu'il préfère définitivement le rock bourrin des années 80 voire carrément le hard rock, et un brin le métal dans ses profondeurs abyssales, mais il est capable d'écouter de la funk sans se boucher les oreilles.
    — Avant la cigarette, il y a l'alcool. Le jeune homme ne s'estime pas alcoolique, mais dans les faits, il l'est. D'une part, il passe le plus clair de son temps libre dans les bars, et donc boit pas mal de coup. Ensuite, il a toujours une flasque sur lui. Cela explique sans doute pourquoi il tient si bien l'alcool.
    — Les femmes se succèdent dans sa vie sans s'attarder, il faut bien dire qu'il aime séduire, conquir, et les relations d'une nuit. Les relations longues ne sont pas faite pour ce don juan qui a très vite compris que de toute façon, aucune femme ne pourrait le supporter longtemps. Plutôt que souffrir, il préfère ne pas s'attarder. NB: il préfère les rousses.
    — Sans doute son petit côté spartiate, mais il n'a guère besoin de luxe ou de bien matériel ayant pour but de lui amener du confort. Une chambre de motel un peu miteuse avec un lit, un téléphone et une télé sont largement suffisant et déjà ont une certaine note de confort dans son esprit.
    — Il n'y a rien sur lui. Pas d'acte de naissance, pas de sécurité sociale, pas d'impôt, pas d'amandes, rien du tout. Pour les autorités, il utilise des faux noms lorsqu'il en a besoin, mais de toute façon, il n'aime pas beaucoup l'autorité légale et donc l'évite le plus souvent possible.
    — Lui et le cinéma c'est un peu une histoire d'amour polie, froide, et distante. N'ayant jamais vraiment le temps d'aller au cinéma ou de louer un DVD, Ethan reste quand même un amoureux du 7e art. Il adore les vieux polars en noir et blanc, et doit bien avoir quelques vieilles VHS dans un fond de tiroir.
    — Jamais il n'avouera qu'il a eut tord. Ethan est quelqu'un de très fier, limite orgueilleux, et avouer qu'il a perdu ou qu'il a eut tord est largement au-dessus de ses forces. De même, il ne demande que très rarement pardon, et ce n'est que par politesse lorsqu'il bouscule quelqu'un dans la rue.


Dernière édition par Ethan M. Fox le Mer 16 Déc - 11:32, édité 2 fois
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Ethan M. Fox

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MessageSujet: Re: Ethan Matthew Fox | Exorciste   Mar 15 Déc - 11:47


« REQUIEM FOR A DREAM »

Show me how to lie
You're getting better all the time
And turning all against one
is an art thats hard to teach
Another clever word
sets off an unsuspecting herd
And as you step back into line
a mob jumps to their feet


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    VOTRE PSEUDO • Eden Memories
    PERSONNALITÉ DE L'AVATAR • Jared Leto
    COMMENT AVEZ-VOUS CONNU LE FORUM ? Partenaires, mais j'étais sur ROS, et l'ancien forum Beyond the Invisible.
    COMMENTAIRES ? • J'espère que le forum perdura plus longtemps cette fois-ci, beau travail de toute l'équipe en tout cas, je suis très contente de vous retrouver.
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Ethan Matthew Fox | Exorciste
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